Wednesday, October 7, 2026

There is no consensus regarding euthanasia for people with mental illness.

Presentation at the EPC Press Conference on October 7 in support of Bill C-218

Odile Marcotte
Je m'appelle Odile Marcotte et suis professeure retraitée de l'Université du Québec à Montréal et ancienne directrice adjointe du Centre de recherches mathématiques. Je suis de très prés le débat sur l'euthanasie depuis 2010 et suis membre du Conseil de la Coalition pour la prévention de l'euthanasie. J'appuie fortement le projet de loi C-218 pour deux raisons. 

Tout d'abord je pense qu'il y a un manque fondamental de cohérence pour un gouvernement ou une société de tenter de prévenir le suicide tout en permettant le suicide indirect de personnes déprimées ou souffrant de maladie mentale. En effet, l'aide médicale à mourir (un euphémisme pour désigner l'euthanasie) revient à satisfaire la requête de suicide d'une personne, que celle-ci semble être sereine ou pas.

D'autre part, les audiences du Comité ayant étudié la question de l'euthanasie pour les patients souffrant seulement d'une maladie mentale ont démontré qu'il n'y avait pas de consensus parmi les psychiatres sur la probabilité qu'un patient donné puisse guérir de sa maladie. Prenons l'exemple des malades souffrant de ce qu'on appelle trouble de la personnalité limite (« Borderline Personality Disorder », en anglais). Le taux de suicide de ces malades est beaucoup plus élevé que celui de la population générale mais leurs symptômes s'atténuent souvent au fil des années et les psychiatres ont maintenant plus de succès auprès des malades jeunes (voir « A Concise Guide to Borderline Personality Disorder », par le docteur Joel Paris, professeur à l'Université McGill). Il semble donc contraire à l'éthique médicale d'euthanasier une personne souffrant du trouble de la personnalité limite.

Il n'y a pas non plus de consensus au sujet d'un quelconque droit à l'euthanasie pour les personnes souffrant de maladie mentale. J'aimerais vous rappeler que le Comité des Nations Unies pour les droits des personnes handicapées a critiqué la deuxième voie d'accès à l'euthanasie de la législation canadienne, celle qui permet aux personnes en situation de handicap d'être euthanasiées si elles en font la demande. Il semble évident que les critiques de ce comité seront encore plus vives dans le cas des personnes souffrant de maladie mentale uniquement, même si la Cour suprême du Canada statuait que l'interdiction de l'euthanasie dans ce cas violait la Charte des droits.

English Translation

My name is Odile Marcotte and I am a retired professor from the Université du Québec à Montréal and a former deputy director of the Centre de recherches mathématiques. I have been following the euthanasia debate very closely since 2010 and I am a member of the Board of the Euthanasia Prevention Coalition. I strongly support Bill C-218 for two reasons. 

First, I believe there is a fundamental lack of consistency in a government or society attempting to prevent suicide while at the same time permitting the indirect suicide of people who are depressed or suffering from mental illness. Indeed, medical assistance in dying (a euphemism for euthanasia) amounts to fulfilling a person’s request to die, whether or not they appear to be at peace.

Furthermore, the Committee’s hearings on the issue of euthanasia for patients suffering solely from a mental illness showed that there was no consensus among psychiatrists regarding the likelihood that a given patient might recover from their illness. Take, for example, patients suffering from what is known as Borderline Personality Disorder. The suicide rate among these patients is much higher than that of the general population, but their symptoms often subside over the years, and psychiatrists are now more successful in treating younger patients (see "A Concise Guide to Borderline Personality Disorder," by Dr Joel Paris, professor at McGill University). It therefore seems to go against medical ethics to euthanize a person suffering from Borderline Personality Disorder.

Nor is there any consensus regarding a right to euthanasia for people with mental illness. I would like to remind you that the United Nations Committee on the Rights of Persons with Disabilities has criticised Track 2 euthanasia under Canadian law, which allows people with disabilities to undergo euthanasia if they request it. It seems clear that this committee’s criticism would be even more severe in the case of people suffering solely from mental illness, even if the Supreme Court of Canada were to rule that the ban on euthanasia in such cases violated the Charter of Rights.

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